La vie avec nos chiens, l’élevage :
De
tout temps, nos trois garçons ont vécu avec ces petits compagnons que nous
affectionnons. Ici, avec l’espace, la douceur du climat, comment les uns et les
autres ne se sentiraient-ils pas bien ! Rien ne rappelle le chenil ( qui est
nécessaire aussi, nous le comprenons ) parce que les animaux sont « de » notre
quotidien, leur « appartement » est inclus dans l’habitat même, mais avec des
règles précises, par exemple ni vestibule, ni chambres, ni salons, ne leur sont
autorisés.

La socialisation de ces bêtes attachantes fait partie de notre quotidien : l’exception de la cuisine, à certaines heures, permet les petits câlins ; très tôt, nos enfants ont appris à ne rien faire qui puisse irriter le jeune animal qui, devenu adulte, le leur rend bien et étonnés sont nos visiteurs quand l’un des garçons place sa main dans la gamelle même, quand le chien mange… et l’animal ne dit rien. Oh ! Non, l’explication est simple : nous avons inculqué aux bêtes cette concession à seule fin d’éviter l’accident, en cas d’inattention des parents, si par malheur le bambin venait taquiner le chien à ce moment-là.
Nos
chiens ne vivent pas en vase clos, malgré un espace appréciable, et sont
« mêlés » régulièrement aux êtres humains : ils accompagnent les enfants à
l’école, et les enfants du bourg viennent voir l’élevage ; ils vont
régulièrement à la baignade ( c’est l’intérêt aussi de la proximité d’un lac )
comme se frotter aux chevaux du centre équestre voisin.
Notre amour pour eux n’est pas infantilisant, ni pour les uns ni pour les autres, il s’agit de rapports conscients, respectueux des spécificités réciproques et de la liberté de chacun, pour ne pas dire de chaque espèce ; c’est à ces conditions que l’épanouissement de tout le monde est possible.